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L'oeil qui pense ;  inter-invention.
  "L'oeil qui pense, c'est le nôtre en ouvrant une bande dessinée d'Andreas." C'est cette idée qui nous a amenés à créer ce site. Notre volonté est simple ;  un espace inter-actif où nous pourrions (dé)poser nos interrogations et y proposer nos réponses. Car l'un des maîtres mots des bandes dessinées "andréassiennes" est, sans aucun doute, la lecture.

Mais reprenons plus avant ;  pourquoi ce titre étrange "L'oeil qui pense" ? Ceci est le fruit, comme nous allons le voir, des remarques précédentes, bien sûr. C'est également un axe qui traverse les livres d'Andreas. De cette idée, plus conceptuelle que graphique (un paradoxe pour un site à propos de la bande dessinée !!!), nous avons réfléchi sur sa meilleure illustration possible. Et a surgi le labyrinthe de L'oeil qui pense. Bien plus qu'une illustration, c'est une image-mot  ;  un concept fait image, une image qui conceptualise. Et nous verrons que, plus loin encore, elle nous fait entrer, plus que dans un dédale, sur/en des chemins où nous demanderons votre (bienveillante) inter-vention.


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Extrait de Coutoo, Editions Delcourt.
 
"L'oeil..."  ;  de(s) questions en regard(s)
  C'est par l'oeil que tout se passe dans la bande dessinée. Média audiovisuel et pourtant sans son, tout est regard. Il en est de mme chez Andreas; et plus encore. Comme il l'avoue, peu enclin à la lecture des mots, il préfère celle des images. Et loin d'avoir le voir d'un inculte imaginaire, il regarde les images. Et il nous propose donc des images à regarder, à lire. C'est jusque dans ses pages que beaucoup d'informations passent par l'oeil. Oeil révélateur de la véritable personnalité de Gordon Globe dans Cromwell Stone, Oeil de Juacho jumeau de celui d'Auge le chat dans Lumière d'étoile (Rork 4), Oeil fatalité lorsque le besoin du monocle de Coutoo se fait sentir, Oeil qui fixe l'image pour Cyrrus et lui permet de découvrir "son" passage... Et plus, récemment, ce sont les yeux sans pupilles des peuples habitant Arq, dans Ailleurs, sachant des choses que les humains (les lecteurs ?) ne savant pas, ne soupçonnent pas encore ou les yeux de Déliah, fustigée par Astor, qui préfèrent lire les images que les textes.

Voir n'est plus l'important. Le sa-voir, l'essentiel est dans la pensée, la recherche. Le signe qui communique, chez le jeune Andreas, le franais, c'est l'image de bande dessinée. Ici, le signe qui nous interroge, c'est l'image aussi ;  elle nous touche au plus profond de notre oeil, là où les images vont si peu souvent, jusqu'aux cellules grises de notre cerveau.
 
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Extrait de Raffington Event - détective privé, Editions Le Lombard.
 

 

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Extrait de Mil, Editions Les Humanoïdes associés.
 

 

"Qui" entre dans le labyrinthe...
 

L'oeil est un élément bien intéressant au long des narrations d'Andreas. Mais pour décliner un site à leur propos, il nous fallait aller plus loin. A la hauteur des récits, nous devions (essayer au moins de) trouver un espace métaphorique re-présentant ces bandes dessinées. Dans le mme temps, sachant accueillir ceux qui s'étaient perdus au fil des pages comme ceux qui voulaient indiquer un passage, marquer une question aux murs, laisser un indice à terre. Le labyrinthe fût et sera cet espace.

Lieu ésotérique où l'on (se) cherche (se) (re)trouve, il est tout d'abord une forme mystérieuse qui, dans les recoins de ses bichromies, cache et dévoile, tout à tour, des chemins. Dans l'ombre, c'est ce que nous sentons, ressentons et présentons chez Andreas qui se concrétise. Dans le labyrinthe à angles droits des pages de bande dessinée, on trace son propre chemin visuel. Il en existe peut-tre un tout tracé mais l'oeil (encore), court et parcourt la page en tout sens avant se poser sur une bulle, un trait, un mot, de s'imposer le sens de lecture.

Ensuite, son aspect culturellement très riche, lié aux mythologies le prédispose à la quête. A la fois lieu d'enfermement et d'évasion, où l'on rve et paie sa dette; clair et obscur. Tout est là, tout est dit et, pourtant, on s'y perd toujours, mme avec une carte. L'âme de son inventeur latin, Dédale, imprègne les murs de notre culture occidentale, et y traînent les fils qu'Ariane a permis de tisser.

Enfin, à "rebrousse chemin", lorsque l'on regarde en arrière, ces fils changent d'aspect. Une autre perspective, une part de passé, de dépassé qui nous fait avancer, revenir sur nos pas... piétiner. "Tiens, et si...". Dé-crypter, dé-chiffrer, savoir lire les signes visuels et s'en servir pour se diriger. Apprendre la relativité de toute lecture. Les bandes dessinées d'Andreas sont ce dédale où nous n'avons pas fini de chercher, de nous perdre... de nous y (re)trouver.

 
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Extrait de Le retour de Cromwell Stone, Editions Delcourt.
 

 

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Extrait de Touriste in Dérives, Editions Delcourt.
 
   

 

"Pense", l'éveil de l'intervention.
  Nous sommes tous des lecteurs. Des rêveurs qui rêve et ne veulent pas se réveiller. Un peu plus, un peu moins "cultivé" en matière de mots et/ou d'images. Face à un texte tel que ceux d'Andreas, notre réaction est, parfois, d'essayer de faire le point, tracer un trait, tenter une carte. Une représentation pour comprendre. Cartographier ce que l'on sait, ce que l'on suppose. Entre le non-dit et le suggéré. Bien sûr, d'autres lecteurs lisent autrement les mmes images, les mmes mots. Et ils interprètent, font leur le langage des signes de la bande dessinée.

Dans cet espace numérique, chacun aura la charge de construire la preuve -au travers d'exemples- de ce qu'il lit entre les cases. Mais aucune interprétation ne sera écartée et, surtout, aucune (et encore moins la nôtre), ne sera à l'abri de la critique, constructive. Au delà de l'espace de ces murs numériques qui constituent le labyrinthe de l'oeil qui pense, c'est l'intervention qui nous motive. Votre intervention. L'avantage de l'Internet est de pouvoir regrouper en un mme lieu des personnes partagent ou départageant leurs idées et (qui sait) des dessins, scénarii, suggestions pour le site à propos des bandes dessinées d'Andreas. Alors rendez-vous dans le labyrinthe et n'hésitez pas à faire preuve d'inter-invention !